-- Téléchargez Réclusion Volontaire — VU — PRIS — en PDF --


En ces temps d’enfermements et loin de désirer s’isoler, la réclusion volontaire est une performance qui interpelle l’autre. Si je m’enferme dans un espace artistique et/ou culturel (Galerie, Musée, etc.) placé sous surveillance, et si j’accepte que cela soit diffusé sur Internet, c’est pour devenir un point fixe à l’instar du point rouge sur une carte qui informe : « Vous êtes ICI ».
Chacun sait où je suis et peut me trouver sans peine. Cette claustration n’a de sens qu’à travers l’invitation que je lance à tous et toutes :

« J’ai besoin de manger. J’ai besoin de boire. J’ai besoin de créer. Je vous enjoins de contribuer à combler ces besoins. Nous mangerons, boirons et créerons ensemble». — Xavier Leton

Vidéo réalisée à la Galerie Flying Cow Project – Bruxelles.

Prendre le temps de faire toutes choses jusqu’à l’épuisement. Prendre le temps de les finir, une a une et dans leur ensemble. Sans pour autant dissimuler le bout de fil qui permettra à d’autres de tirer et reprendre le fil du temps de l’histoire, le temps qui passe. Oui, emprunter le temps et l’espace où nous sommes pleinement présent et laisser à d’autres le désir de continuer ou pas. Permettre à l’autre de porter la main sur soi.

Ce que dis Sylvie Lachize de Radio Canada à propos de cette performance :

« Pas vu, pas pris »? Impossible dans l’ère de la surveillance tous azimuts et de la communication à tout crin! — VU — PRIS — joue sur des thèmes familiers de l’art réseau : l’interrelation de plus en plus étroite de l’humanité amène la constitution d’une sorte d’intelligence collective, pour reprendre les termes du philosophe des nouveaux médias Pierre Lévy, une sphère de l’esprit où toutes les images, tous les textes sont reliés et en constante transformation. Avec l’interconnexion généralisée, chacun est responsable de ses actes de pensée, de communication, qui engagent le système tout entier. Il importe à chaque participant du réseau de coopérer avec les millions d’êtres qui partagent le cyberespace et qui contribuent ensemble à le bâtir. La contrepartie: les traces que chacun laisse un peu partout, répertoriées, comptabilisées, manifestes. Certains se plaisent et se complaisent à se montrer (cf. les webcams personnelles, les journaux intimes qui prolifèrent sur le net), en quête des quinze minutes de célébrité chères à Warhol; tous sont sous surveillance, qu’ils le veuillent ou non. — Sylvie Lachize.

Merci au soutien de Mr Paolo Boselli, de la galerie Flying Cow Project, de la Biennale du Parcours d’artistes, Be – Bruxelles et de Mr Harald Szeemann.

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